Pique-nique (ou déjeuner) au bord de l’eau

le 7 octobre 2025, Auvergne

On ne pouvait pas rater ça ….

Après une nuit froide, une journée chaude et ensoleillée, il fallait bien faire un pique-nique et où, sinon au bord de l’eau ?

je me suis souvenue de tous ces tableaux de peintres impressionnistes de déjeuner sur l’herbe ou au bord de l’eau ( on ne disait pas pique-nique à l’époque) en voyant la beauté de ce cours d’eau au milieu des arbres encore feuillus…

Alors voilà, comme on n’est plus à la Belle Époque, que je n’arbore pas d’ombrelle et que je ne porte ni corset ni crinoline (mais que surtout que je ne sais pas peindre) je n’ai pas pu m’empêcher de prendre quelques photos… mais la sérénité du lieu avec le bruissement de l’eau , ça on ne saurait le capturer sur aucun appareil aussi high tech soit-il : on ne peut que vivre le moment, pleinement.

La nature brute telle quelle, c’est quand même très beau,

Merci pour cette belle planète que tu nous as donnée

Faudra en prendre soin !

Rassurée

mercredi 1er octobre 2025, Auvergne

le vent souffle,

le soleil brille

les feuilles commencent à tomber et à roussir

il fait bon

***

Pas de coups de semonce

pour annoncer sa marche

Le changement est lent et discret

comme s’il ne voulait pas se faire remarquer,

il va et vient,

l’automne

on pourrait croire même parfois

qu’il s’est arrêté en chemin

***

Mais non,

il suit son cours

doucement et sûrement

constance étonnante

et rassurante

en ces temps troublés et incertains

Les saisons, c’est magique!

Le 30 septembre, 2025, Auvergne

Le passage des saisons n’en finit pas de m’émerveiller…Peut-être est-ce parce que j’ai vécu si longtemps dans des pays où il n’y en avait pratiquement pas … mais aussi en ville où l’on ne remarque les signes avant coureurs des changements que quand les saisons sont déjà bien installées et on ne peut plus les ignorer…

Le changement des saisons, c’est vraiment magique…

Ce rafraîchissement du temps

que l’on attend avec impatience en pleine canicule dès que l’on franchit le pas de la porte

comment croire qu’il se fera sans que l’on fasse appel à toutes sortes d’appareils énergivores

qui arrivent à peine à faire baisser la température de quelques degrés ?

Sans parler du changement progressif de la couleur des arbres , de la luminosité adoucie du ciel de midi, et de l’allongement des ombres qui se profilent sur la terre quand on se promène…

***

Ces derniers temps,

au bord de la route

j’ai remarqué

un mouton solitaire,

récalcitrant sans doute

qui avait décidé de passer au travers ( ou au-dessus ? ) de la barrière

et broutait tranquillement sur le bord de la route

Pensait-il que l’herbe y serait plus appétissante que celle du pré qui lui était assigné ?

( tout compte fait ça doit être une brebis car elle a le ventre bien rond…mais moi la citadine je ne repère pas cela tout de suite)

je me suis inquiétée quand même me demandant si elle retrouverait son chemin…

Des histoires de brebis perdues, j’en ai tellement entendu…

Devrais-je prévenir le berger ?

Mais non, elle n’est pas perdue m’a dit d’un ton rassurant un passant du coin

elle rentrera bien quand elle en aura envie !

***


L’automne,

c’est le temps des brebis qui n’ont pas peur de brouter à leur gré

loin du troupeau et loin du pré

l’hiver n’est pas encore là,

alors autant en profiter !

Je sais d’où je viens et où je vais

le 25 septembre 2025, Auvergne

On a rallumé le poêle, on est en automne, c’est vraiment magique le passage des saisons qui malgré le réchauffement climatique continue sans qu’on y soit pour rien.

Par contre, malheureusement dans ses terres où Jésus a vécu la situation déjà dramatique s’est empirée, avec l’entrée de l’armée israélienne dans la ville de Gaza : de partout les voix s’élèvent maintenant à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël pour demander l’arrêt des combats et du massacre des civils, mais pour l’instant rien n’y fait. La voix des prophètes, car il y en a encore, n’est pas entendue… l’impunité continue jusqu’à ce que Dieu dise « basta ! » alors les puissants et les violents seront renversés de leurs trônes… On attend avec impatience

Dans cette poudrière, il y a 2000 ans, ses paroles de Jésus que personne n’entend?

Jean 8 : 12-20

De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage »

Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais.

Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.

Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.

Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage.

Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. 

Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.

Après cet interlude, de l’épisode de la femme adultère qui vient interrompre les enseignements de Jésus, on retourne aux vives discussions entre Jésus et la nébuleuse, scribes/pharisiens/entourage du Sanhédrin/ qui continuent à s’affronter sur la question de sa légitimité comme envoyé de Dieu et qui occupent maintenant une place centrale dans cet évangile… et je dois l’avouer qu’elles semblent un peu répétitives… on n’avance pas vraiment : les mêmes arguments sont présentés de chaque côté et on a envie de passer à autre chose…. ! Personne ne convaincra personne , alors à quoi bon !

De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

En tout cas, cette section commence avec cette déclaration magnifique dont Jésus a seul le secret…et qui du coup donne envie de le suivre…mais qui fait réagir tout de suite son entourage, car en faisant cela, il se met sur un piédestal et affirme une autorité que justement la hiérarchie religieuse ne lui reconnaît pas.

L’expression « la lumière du monde » on a pensé pendant longtemps venait de la pensée grecque et n’était pas une métaphore propre au judaïsme … cependant, les documents de la Mer Rouge ont montré que c’était une expression utilisée dans cette secte juive qui les avaient compilés pour désigner l’envoyé de Dieu, le messie ce qui donne la possibilité de penser que cet évangile n’a pas été rédigé si tardivement que cela comme on le pensait avant. Mais la question de la datation des évangiles est une autre histoire…

Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage »

La réaction ne se fait donc pas attendre et les « juifs »s’empressent de le remettre à sa place et de remettre en cause ses prétentions. C’est toi qui le dis de toi-même, ton témoignage n’a donc aucune valeur.. il est facile de comprendre leur argument : il ne vaut rien devant aucun tribunal du monde d’ailleurs : dire que l’on est innocent, ou que l’on était absent au moment d’un crime n’a pas de valeur s’il n’y a pas de témoin qui puisse le corroborer…

Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais.

Quelle affirmation que celle-là… celle de savoir d’où l’on vient et où l’on va les deux plus grandes quêtes de l’être humain, l’origine et la destinée ! « Je sais qui je suis » proclame Jésus, et c’est pourquoi je suis inébranlable comme un roc que personne ne pourra déplacer, une pierre d’achoppement comme le dira plus tard un de ses disciples et contre lequel on ne peut que se briser.

Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.

Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.

La question du jugement tellement épineuse et qui semble une activité prépondérante dans les milieux chrétiens et de leurs dirigeants en particulier, qui sont en tous points semblables aux milieux juifs pratiquants de l’époque de Jésus. Et Jésus réitère ce qu’il a dit autre part et a démontré dans ses actes : moi je ne juge pas.

Mais le paradoxe arrive toute de suite après cet acte d’humilité ou de tolérance universelle car il affirme qu’il a le droit de juger et évoque comme témoin le Père, Dieu lui-même, répondant ainsi à l’accusation de ses interlocuteurs qui lui reprochaient de n’avoir pas de témoins pour corroborer ses déclarations. De quoi être interloqué ou scandalisé!

Les autorité juives, elles, ont bien compris l’énormité de ses prétentions mais l’épisode n’a pas terminé avec son arrestation…

Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et p

* * *

Ce que j’en retiens

La phrase qui m’a impacté quand j’ai lu ce texte, c’est quand il dit « car je sais d’où je suis venu, et où je vais  ( même si sa déclaration sur être la lumière du monde mérite qu’on s’y attarde!)

Peut-être parce que ces derniers temps j’ai lu des livres et écouté des émissions où les gens cherchaient désespérément leurs origines, particulièrement ceux qui avaient été adoptés mais ceux aussi qui essayaient de comprendre qui ils étaient en fouillant la vie de leur père ou de leur mère, voire de leurs ancêtres pour avoir une réponse à la raison d’être de leur existence

Et j’ai été frappée tout autant par le deuxième volet de cette affirmation : cette certitude quand il s’agit de son avenir, alors que l’avenir paraît tellement incertain aujourd’hui et inquiète tellement collectivement mais aussi personnellement : qu’adviendra-t-il de nous quand ou si…toute une série d’interrogations qui n’excluent pas celle de notre mort…

Jésus était « droit dans ses bottes » pour utiliser une expression familière, il savait qui il était et c’est ce qui lui a permis d’affronter les critiques et les remises en cause multiples de sa mission et de sa valeur par les « grands » de son entourage.

L’admiration que cela m’inspire au niveau purement humain ne peut pourtant pas être détaché des autres affirmations qu’il fait et qui frisent à l’arrogance quand il continue à proclamer haut et fort qu’il est le fils du Père ( c’est-à-dire Dieu) avec lequel il a une relation exclusive et unique. Les deux propositions semblent irréconciliables Mais pourtant, dans cet évangile, l’une ne va pas sans l’autre…Jésus est ces deux-là à la fois.

C’est l’énigme de qui est Jésus qui apparaît une fois de plus à la surface, un personnage profondément déstabilisateur, impossible à enfermer dans une catégorie prédéfinie, toujours à redéfinir

C’est pour ça qu’on ne peut l’aborder que par la foi

Sinon le reproche continue aujourd’hui …

je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais

Pour aller plus loin : sur le thème de Jésus la pierre d’achoppement, les écrits de l’apôtre Pierre,

« Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés » 1 Pierre 2:8

Ce que Jésus dit de lui même : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! [. . . ] Et tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poussière ! » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux…Mathieu 21:43…

les êtres humains : l’éternel énigme

20 septembre 2025, Auvergne

Dieu est compréhensible

Ou plutôt il est compréhensible qu’il soit incompréhensible

Et d une certaine manière l’univers aussi est incompréhensible malgré ce que veulent nous faire croire certains scientifiques …. descriptible, certainement mais qui peut comprendre ce que signifie 14 milliards d’années peu ou prou? Qui peut vraiment imaginer un tel chiffre autre que de le penser comme virtuel, irréel, détaché de toute réalité concrète, nous qui avons du mal à nous imaginer exister au-delà de 100 ans?

C’est un peu comme la notion d’éternité que l’on attribuait seulement à Dieu et que l’ on avait peine à concevoir, alors on la rejetait dans le domaine de l’imaginaire religieux superstitieux, a-scientifique ou anti scientifique …Mais maintenant qu’on a découvert qu’on a un univers qui flirte  avec l’éternel… on a de quoi remettre en question les certitudes…

Face à ces deux colosses, en tout cas, l’être humain lui, devrait être compréhensible mais pas du tout …justement la notion même d’éternité qui existe en nous, notre sentiment profond d’exister indéfiniment, a de quoi laisser perplexe. 

Quand on est en vie, on est habité complètement par une impression qui n’admet d’autre réalité qu’elle -même,  celle d’ être là :  la conscience d’une fin possible y est totalement absente.  Pourtant, on sait très bien qu’on est  mortel: il suffit de regarder autour de soi pour le voir sans mentionner notre corps qui lui porte les traces de son usure, jour après jour.

Et puis, il y a aussi notre méchanceté, notre capacité à causer la souffrance d’autrui, ça aussi est incompréhensible : tous les anthropologues et philosophes se sont attelés à la question de l’origine de la violence et du meurtre sans trouver de réponse satisfaisante. Bien sûr tout le monde comprend la question de la survie et quand les ressources matérielles deviennent limitées, on vole, on tue ,on recourt à tous les moyens, pour subvenir à ses besoins autant que à ceux de son groupe: l’égoïsme ça se comprend mais ça n’explique pas la cruauté, la haine, la volonté de dominer, d’écraser les autres, de vouloir tout accaparer, la soif insatiable de la richesse et du pouvoir … Il y a un moment donné où l’on ne peut plus trouver d’excuse aux excès du genre humain, même le besoin de vengeance a ses limites.

L’énigme du mal reste entier, le mal qui existe en nous, celui sur lequel on a prise, celui dont nous sommes les auteurs: rejeter le problème sur un Dieu qui serait cruel ( comme le font beaucoup d’agnostiques ou d’athées qui justifient leur rejet de Dieu sur l’existence du mal)  n’ est pas une solution valable, seulement une excuse de plus pour ne pas faire face à nos responsabilités et manquements, nous qui appartenons à la même famille humaine.

Comme toujours pas de réponse scientifique aux questions les plus profondes de notre genre humain…On est obligé d’ en revenir  au b-a-ba, aux balbutiements des débuts, : le sacré, le fait religieux.

Chassez le naturel, il revient au galop disait Montaigne …

Pas étonnant donc ce regain du religieux chez la nouvelle génération qui après plus de 20 ou 30 ans de disette, se manifeste à tous les niveaux…

(En tout cas, moi ça me réjouit!)

P.S : ça ne résout pas pour autant l’énigme de l’ humain mais on sait au moins où se tourner pour trouver des réponses, ou même poser les bonnes questions.

Psaume 6

Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.…

Samedi: journée de répit

Le 13 septembre, Auvergne

le ciel est gris,

on dirait qu’il va pleuvoir

les nuages sont bas

mais il ne pleut pas

j’ai mis un pull

pour ne pas avoir froid

* * *

j’ai laissé au loin le bruit et l’agitation des dernières informations

pour me blottir dans le calme de cet après.midi

je contemple la crête des montagnes à l’horizon

les arbres immobiles et silencieux

qui se tiennent droits et confiants

indifférents,

à l’hiver qui avance à grand pas

* * *

Entre la canicule et le froid mordant,

le répit bienvenu de ce temps gris

qui s’est invité

inattendu

au milieu des cris et des propos outranciers

des vendeurs d’intolérance…

* * *

Pour ce temps gris

fortuit

en ce samedi paisible,

A Toi,

Merci !

l’arrière-saison

le 5 septembre 2025, Auvergne

(on est parti en été on est revenu en automne)

l’arrière-saison

c’est comme un deuxième printemps

les roses ont refleuri

l’herbe verte qui semblaient disparue

a commencé à repousser

on ne craint plus la chaleur oppressante du milieu de la journée

ni les insectes bourdonnant pénétrant dans la maison ..

Même si les feuilles des arbres commencent à rougir

ça ne sent pas encore l’hiver 

pas besoin d’allumer le poêle ni de sortir les pulls chauds

* * *

par contre,

je me rends compte

que les oiseaux sont devenus silencieux

ils ne virevoltent plus en piaillant dans ma cour autour de leur nid

seraient- ils déjà partis ?

* * *

PS : hier soir le thermomètre est descendu au-dessous des 10 degrés…

ils ne s’y sont pas trompés, les oiseaux

quand ils ont décidé de partir,

ils ont bien eu raison

cette arrière saison…

ce n’est pas un second printemps, mais un prélude à l’hiver qui vient

Alors en attendant,

Profitons de la douceur de ses dernières journées ensoleillées

avant de nous emmitoufler….

Moments de grâce

Le 29 août 2025, Bruxelles

Moments de grâce 

Ça n’avait pourtant pas très bien commencé quand on est arrivé et l’idée d’avoir à gérer toute une semaine des enfants ( le plus jeune étant un peu turbulent)  au moment de la rentrée des classes n’était pas particulièrement rassurant….

Tout semblait devoir être une série d’obstacles à  surmonter:  l’arrivée à l’heure à l’école, la préparation des cartables avec de la nourriture appropriée incluse, et bien sûr les levers et les couchers…avec tous leurs rituels incontournables du bain ou de la douche, du brossage des dents, des vêtements à choisir et des tactiques multiples pour reculer le moment de dormir ou de se lever….

Mais voilà, c’était sans compter sur la grâce de Dieu,

Alors, c’est la main dans la main tranquillement qu’ils sont allés et venus….

finalement bien heureux de revoir leurs copains et copines

N.B. La grâce de Dieu, c’était aussi de voir ce défilé d’enfants de toutes origines se serrer dans les bras,  s’embrasser, et se mettre à parler ou à jouer, indifférents à leurs différences…et de voir le regard attendri ou inquiet des parents qui les accompagnaient, tous différents mais aussi tous semblables…

Surtout quand on sait, qu’autre part,  certains d’entre eux n’ont de cesse que de se taper dessus!

Moments de prière aussi pour ces enfants abattus à la rentrée des classes aux USA et pour tant d’autres dans les zones de guerres perpétuelles

Les ados en devenir

Le 22 août en route pour Bruxelles 

Sur le seuil de leur vie d’adulte

Ceux qui sont venus chez nous, ils étaient …

Tellement ouverts, tellement curieux, tellement enthousiastes, plein de rêves et de projets pour l’avenir,

Que je ne peux m’empêcher de me demander dans ce monde chaotique qui est le nôtre…

(Mais aussi, bien élevés, respectueux, attentifs …faut dire qu’on avait dû leur faire la leçon avant qu’ils viennent )

Que leur adviendra-t-il? A quel évènements catastrophiques mondiaux ou nationaux auront-ils à faire face, à quelles tragédies personnelles ( il y en a toujours)  mais aussi quelles joies seront les leurs, quels triomphes, quelles réussites ( pour quoi être toujours pessimiste) Verront-ils les enfants de leurs enfants, eux qui aujourd’hui sont les enfants de nos enfants?

Et surtout ce que je me demande, quels choix feront-ils ? Non seulement professionnellement, mais aussi moralement … 

Quand ils seront confrontés au mal ou à l’injustice, de quel côté iront-ils? Défendront-ils le faible contre le fort ou resteront-ils silencieux apeurés, indifférents ou encore s’allieront-ils avec le puissant pour être du côté des gagnants et satisfaire leurs ambitions personnelles ou un désir de puissance caché?

Aujourd’hui ils ont des bonnes intentions et des idées pleines de tolérance envers leurs semblables mais rencontreront-ils sur leur chemin des personnes qui pourraient les convaincre de partir en guerre d’ une manière ou d’une autre contre leurs semblables sous prétexte justement qu’ils ne seraient pas vraiment “leurs semblables”…

En tout cas…

que Dieu les garde, qu’il les protège et qu’ils puissent un jour être comptés parmi les justes…

C’est mon désir et ma prière pour eux et tous ceux de leur génération