Avent: signes d’espérance

le 5 décembre, 2025 la Virginie

la première neige est arrivée pendant la nuit quand je n’y croyais plus,

un beau cardinal d’un rouge éclatant a retrouvé la mangeoire devant ma fenêtre,

( impossible de le prendre en photo, il s’est envolé au premier mouvement derrière les carreaux)

et alors que j’avais le cœur lourd pour un de mes enfants ( qui est aussi l’un des Tiens) en souffrance

l’Avent,

avec son message d’espérance est venu proclamer :

«  Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière; Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort Une lumière resplendit » (Isaïe 9:2)

J’entends résonner dans ma tête la voix profonde du ténor qui ouvre le fameux oratorio du Messie de Handel en le chantant

« “Comfort ye, comfort ye my people, saith your God, saith your God »

Paroles de réconfort, toujours d’actualité dans ses temps chaotiques…

Laquelle des trois églises?

peinture de Marc Chagall

Du 10 au 23 novembre, Auvergne, Paris, Virginie

la 1ère ou la dernière en date, en Virginie

Maintenant que je suis de l’autre côté de l’Atlantique… je retrouve cette petite église rurale à laquelle assistent trois pelés et deux tondus…

Rien n’est traditionnel ni solennel dans ce lieu ( sauf un drapeau américain installé sur le côté gauche), encore moins historique : un bâtiment rectangulaire sans clocher, une grande pièce, avec un pupitre roulant au milieu, des chaises en métal, pliables, alignées en rang les unes derrière les autres, une cuisine américaine ( c’est le cas de le dire!) au fond, des toilettes et des pièces utilisées pour l’enseignement des plus jeunes ou une garderie pour les petits… ( bien vides ces derniers temps)

Le pasteur étant absent ( il est aussi musicien professionnel ce qui lui permet de suppléer à son maigre salaire) , c’est un membre du groupe qui a dirigé le culte, qui lui n’avait rien de traditionnel non plus : en bras de chemise, dans la quarantaine, ses bras nus étaient totalement couverts de tatouage… !

Étonnement ( je dis étonnement car je suis bourrée d’a priori) son sermon a été tout à fait convenable : commentaire du psaume 91, en ces périodes de fêtes de fin d’année, à commencer par Thanksgiving, la fête familiale par excellence ici, il a parlé de toutes ces personnes qui sont déprimées à cette époque parce-qu’elles n’ont pas de famille, vivent dans la précarité la solitude et la détresse…et qui avaient besoin de savoir qu’ils pouvaient avoir confiance en Dieu, qui ne les abandonnerait pas et les délivrerait le moment venu…

Il devait savoir ce dont il parlait même s’il avait l’air plutôt avenant ce jour là et les gens présents auxquels il s’adressait avaient certainement vécu bien des galères : je connais l’histoire de quelques uns , leurs problèmes de santé chronique, de perte soudaine d’un emploi, ou au contraire de travail épuisant, de drames familiaux, d’enfants ou de petits enfants addicts à la drogue, de neveux et nièces interpelés par la police pour conduire en état d’ébriété, de voisins ou collègues victimes ou perprétrateurs de violence … c’est au moment du partage des intentions de prière que j’ai l’impression que c’est toute la détresse du monde qui est évoquée dans ce microcosme de paroisse…Ici on ne fait pas semblant…

Évangéliques bien ‘blancs’, dont beaucoup on dirait dans le vocabulaire français, «n’ont pas réussi» ou en anglais «losers» et qui quand ils vont mieux ont tendance à émigrer vers une congrégation un peu plus structurée avec des gens plus convenables…

En tout cas, l’évangile de la prospérité dont on nous parle tant dans les médias…ici on ne connaît pas…( pourtant, paradoxe, beaucoup d’entre eux ont voté pour les milliardaires qui se trouvent aujourd’hui dans la Maison Blanche )

La deuxième, à Paris

Le contraste, la vraie paroisse de nantis !

Celle dans laquelle je suis allée quand je suis passée par Paris avant de revenir ici… Faut dire à leur décharge que quand on a pignon sur rue , dans le premier arrondissement, côté faubourg St Honoré… à quoi d’autre pourrait-on s’attendre ?

Je l’avais donc bien cherché : j’avais envie, pour une fois, d’aller dans une église où je pouvais écouter de la belle musique d’orgue jouée par un professionnel, une chorale qui ne chante pas faux et jouir de la tranquillité que procure une organisation sans faille où chacun a un rôle assigné d’avance où les enfants ne courent pas un peu partout.. et où il n’y a pas de SDF agressif qui s’introduise au milieu du culte pour en perturber le déroulement …

Et effectivement, j’en ai eu pour mon argent !

Bulletins imprimés et distribués à l’entrée, lieu surveillé et sécurisé indiquaient une ou deux notices, tout un beau monde bien habillé et bien présenté ( je ne veux pas dire complet cravate pour les hommes et robes pour les femmes, mais chaussures de tennis et jeans de marque, dans le mode sobre et écolo et surtout pas de style, m’as-tu vu, comme on le voit chez les nouveaux riches ou dans certaines communautés issues de l’immigration…peut-être pas tous aussi blancs que dans la virginie rurale, mais presque.. ).

Ceux qui se connaissaient, se saluaient poliment, sans effusion, des visages plutôt tristes, en tout cas sérieux et circonspects. Un sourire ou deux quand les plus jeunes ont été invités à faire une lecture pendant le culte, mais si non rien qui ne fasse craindre un débordement quelconque… L’église était sinon, pleine bien fréquentée, devrais-je ajouter…

Quant au bâtiment, il était historique bien évidemment, classé en plus, (on pouvait visiter l’endroit certains jours et à certaines heures pendant la semaine) mais le plus étonnant peut-être est que, s’il n’y a pas eu de défilés solennels d’évêques en surplis jusqu’à un autel central, un pasteur homme en l’occurrence, déguisé en costume du 16 ème ( une robe noire avec un col rabat blanc, la tenue des professeurs d’université parait-il de l’époque) a grimpé dans une de ces chaires souvent tombées en désuétude, qui surplombent la congrégation à laquelle on parvient grâce par un escalier étroit en colimaçon pour y prononcer un sermon digne d’un détenteur d’un bac+ 10 : bien construit, basé sur des connaissances bibliques solides, avec une petite pointe d’humour au passage, et une note personnelle, pas trop long, où le prédicateur n’est pas un excité, et surtout où l’on pouvait attendre tranquillement la conclusion sans craindre d’être vraiment perturbé…. un sermon comme on les aime, qui ne fait pas de vague, un vrai plaisir à écouter…

( par contre l’Esprit Saint, persona non grata ? , il a dû quand même être là car Il a été nommé à un moment donné me semble-t-il là, mais il s’est fait tout petit… pour ne pas perturber non plus ? En tout cas aucun souvenir de ce que le pasteur a pu dire sauf que c’était d’une grande subtilité théologique qui paraît-il n’était pas anodine )

Bref, à la fin, pour couronner l’expérience et ne pas enfreindre à la tradition de mon enfance, on est allé dans une pâtisserie pour acheter des gâteaux pour nos hôtes… qui eux avaient mille et une tâche à assumer … et pour qui se déplacer pour une belle expérience esthétique n’était pas la priorité…

et la troisième, au fin fond de l’Auvergne dans les déserts médicaux ou/et ecclésiaux..

Face à ces deux groupes si éloignées l’un de l’autre, je finirais par mentionner, cette église rurale, catholique celle-là, où je vais quelquefois, et où assistent trois pelés et deux tondus comme la première, et officie un prêtre d’outre mer ( c’était pas un cadeau qu’on lui avait fait, ces églises de vieux alors que lui devait être habitué à des églises pleines de jeunes ) , dans une église énorme, froide bien sûr, avec des fissures dans la coupole, ( à chaque fois je me demande si un de ces 4, le ciel va nous tomber sur la terre), où il doit galérer pour trouver au dernier moment parmi les quelques personnes présentes qui essaient de s’esquiver, quelqu’un qui accepte de faire les lectures où même d’entonner les chants… (Il doit y avoir un orgue… mais ça fait belle lurette qu’il n’y a plus personne pour le jouer…)

Pas question de passer à une bonne pâtisserie après la messe, car plus vraiment de pâtisserie dans cette petite ville, une seule boulangerie qui quelquefois est fermée d’ailleurs…

Entre les trois mon cœur balance ?

En réalité pas vraiment… si de temps en temps j’ai envie de me retrouver dans un beau lieu silencieux pour prier, ou dans une église pour vibrer au son des grandes orgues, quand il s’agit de vivre au sein d’une communauté chrétienne, je préfère de loin celles qui sont bancales…si tout marche comme sur des roulettes, je me méfie, j’ai envie de mettre un coup de pied dans la fourmilière pour voir ce qui va en sortir…

je me souviens de cette parole de Jésus

«Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »

Alors quand les gens sont trop beaux, trop polis, trop sages, ça me fait penser à un club auquel seul un groupe de personnes trié sur le volet peut appartenir pas à un groupe de personnes que Jésus a appelé à le suivre. Une église où des dirigeants appartiennent à une classe sociale de privilégiés où les moins fortunés sont absents ou relégués au deuxième rang ou pire encore sont uniquement l’objet de la charité organisée de la communauté , ce n’est pas celle instituée par Jésus..

(Si parmi les églises les plus fréquentables, il y a certainement des pêcheurs/des ratés/ des losers, on prend bien soin de ne pas le montrer pour ne pas dépareiller si illustre et sainte assemblée le dimanche! )

Il y a donc l’Église avec une majuscule, celle qui se déguise plus ou moins tous les dimanches pour apparaître convenable et dont on parle au singulier avec souvent à juste titre un soupir de désapprobation …

et il y a les autres …

anonymes, insignifiantes, bringuebalantes…

celles où c’est Jésus qui officie…

En vrac

vendredi 14 novembre Reston, Va

De l’avion, les nuages semblent toujours irréels, 

ils flottent comme dans les rêves …

(Même si l’avion aujourd’hui a mauvaise réputation, ça reste quand même une invention extraordinaire …et cette fois-ci grâce au locataire de la Maison Blanche et sa mauvaise réputation l’avion était à moitié vide ou plein selon…de quoi s’étirer en classe économie, donc beaucoup moins fatigant que d’habitude)

Mais aujourd’hui, le ciel est bleu et il n’y a pratiquement pas de nuages…

Par contre dans le bois avoisinant aux arbres s’accrochent encore des feuilles rousses derniers témoins de l’automne 

 Ce matin le froid sec est annonciateur de l’hiver 

Des ouvriers coupent un arbre et comme par hasard, ils parlent tous en espagnol…

Ça, ça ne change pas, toujours les mêmes qui travaillent 

et pour l’instant ceux-là ont pu échappé aux rafles

(On est dans la banlieue de la Virginie qui vient d’élire une gouverneure démocrate, donc théoriquement, ils devraient être plus en sécurité)

J’échange quelques mots avec eux en passant sans m’attarder : on se souhaite une bonne journée…

Les enfants à l’arrêt du car scolaire ont grandi …au cocktail habituel s’est ajouté un enfant asiatique ( japonais? Non,  coréen rectifie mon petit-fils)

C’est toujours le même cri d’avertissement quand arrive le car: tout le monde se précipite pour ramasser son cartable laissé sur le sol pour mieux jouer.

Je n’ai pas envie de regarder les chaînes d’actualités ici … je ne suis pas prête 

mais je sais que de l’autre côté de l’Atlantique on a commémoré les attentats du Bataclan… 

On les a vécus ici en direct il y a dix ans à travers les messages affolés d’amis qui étaient dans le quartier avant de voir les reportages

À des milliers de km on a prié de toutes nos forces…

De belles commémorations se sont déroulées…mais je n’ai pas regardé non plus, 

seuls le recueillement et le silence me semblent respecter la douleur des victimes et de leurs familles, 

Les mots sont superflus et évidemment les déclarations de la classe politique m’agacent 

Les supermarchés des deux côtés de l’Atlantique se ressemblent …sauf qu’on n’a pas besoin de pièce pour prendre un chariot, que tout est vraiment en anglais et pas qu’à moitié pour attirer le client …. et les prix affichés ne sont pas les vrais prix car quand on arrive en caisse, la TVA est ajoutée après coup, calculée selon la localité et les produits achetés…ce qui est trompeur et bien sûr énervant !

En tout cas, le soleil est le même 

Et même 

si les nuages y sont éphémères

contempler le coin de cette planète malmenée mais tellement belle , 

me rassure et me réconforte 

Merci de l’avoir imaginée!

J’aime Paris

Le 10 novembre ,Paris,

en route vers les USA

J aime Paris

Malgré tous ces logos sur les articles souvenirs qui proclament leur amour  avec un cœur disproportionné et un légende écrite en anglais affublée bien souvent d’une Tour Eiffel ou d’un autre monument emblématique selon le quartier où on l’achète 

Je m’étonne quand j’y reviens à quel point certains quartiers me sont familiers:  je me souviens d’avoir marché dans telle rue, ou traversé telle autre , d’avoir tourné là à droite puis à gauche et de m’être assise sur ce banc après une longue marche fatigante ….

Et comme on est au mois de novembre je me souviens aussi du froid ressenti en me promenant au bord de la Seine…

Et puis dans toutes ces grandes églises quelque soit leur nom ou leur renommée que l on vient visiter pour admirer leurs vitraux ou leur architecture, pour moi, c’est le plaisir simple d’y entrer et de m’y asseoir dans le silence et souvent l’obscurité pour un moment de prière, de recueillement et de solitude.

Et je ne sais pourquoi, peut-être parce que je viens d’un lieu isolé ,voir tous ces gens qui défilent sur les trottoirs totalement indifférents à ma présence , éveille ma curiosité et m’interroge sur quelle peut-être leur vie, leurs secrets et leur destin et me conduit inévitablement à me demander quel regard peut bien poser Dieu sur tout ce monde qui grouille et s`agite sur cette planète  que Lui, a imaginée et conçue.

Et bien sûr je serais malhonnête si je ne mentionnais pas que j’aime regarder toutes ces boutiques qui bordent la rue surtout celles, qui ont leurs étalages sur le trottoir et offrent des vêtements à des prix alléchants…

(Les grands magasins, j’y entre pour me régaler les yeux et surtout me scandaliser de la cherté des prix.. mais j’en ressors toujours un peu déçue et désabusée… Rassurée de savoir que si je n’ai pas cette vie là, je ne la désire pas non plus…)

Maintenant j’ai une carte pour entrer dans le métro , plus de tickets que l’on retrouve dans ses fonds de poche se demandant s’ils ont déjà été utilisés … par contre, ce qui ne change pas malgré la modernisation ce sont les escaliers toujours aussi raides à grimper et quand on arrive avec une valise, on trouve immanquablement la mention hors service en bas d’un escalier roulant… 

Je pense souvent que ce serait peut-être mieux de sauter cette étape qui nous oblige à squatter chez les uns et chez les autres, rouvrir et refaire les valises, même si l’accueil chaleureux est toujours sincère…mais finalement, l’effort initial est largement récompensé car non seulement revoir Paris est une joie mais aussi partager des moments de vie avec ceux avec lesquels on a tissé des liens pendant des années : 

le jeu en vaut la chandelle disait-on autrefois…

Compte à rebours

(La photo n’est pas de l’Auvergne, elle vient de Bridgewater, Va)

5, novembre 2025 Auvergne

( après les beaux résultats des élections!)

Comme mille et une fois auparavant

Je retiens mon souffle,

Je mets mes sentiments en arrière plan

et j’avance

délibérément

***

Chaque pas doit être calculé

chaque geste repensé

cette fois-ci pas de visiteurs en attente

les gardes manger sont à vider

le linge à laver et à ranger

***

Quatre, trois, deux, un,

le compte à rebours a commencé

d’abord celui des jours

ensuite celui des heures

papiers à trier, valise à boucler,

et au dernier moment

s’assurer de ne rien avoir oublié

avant

de refermer la porte à clef

***

Envahie par le désir de rester

pour contempler la beauté de l’automne ici

je me souviens que notre planète n’est pas morcelée

et qu’aucun pays n’en a la propriété

ses couleurs flamboyantes m’attendront sûrement

là-bas, aussi

(et pas que…)

À l’Éternel appartient la terre, le monde et tous ceux qui l’habitent Psaume 24)

Les bois dans la banlieue de la Virginie, il y a quelques jours.. où l’on est attendu, à Bridgewater aussi, d’ailleurs

Secret de fille/for girls,only

le 29 octobre 2025, Auvergne

je remercie le ciel d’avoir une fille…

en ce qu’elle me ressemble

mais aussi en ce qu’elle ne me ressemble pas..

Le chemin a été mouvementé et quelquefois difficile mais aujourd’hui sa présence me réjouit ; me réjouit ce qu’elle est devenue… et peut-être encore plus qu’elle ait passé le relai à sa propre fille.. les mêmes valeurs qui m’importent se révèlent déjà dans ce dernier maillon de la chaîne …

Le chemin de la foi en Jésus est quelquefois ardu, mais il est le seul qu’il vaille la peine de suivre…

pas celui de Paul, ni de Pierre, ni de Jean, ni de Jacques, ni de Mathieu ni d’aucun autre saint… canonisé ou pas..

Quant, il s’agit des femmes, Jésus est bien au-dessus de la mêlée, bien au-dessus de son temps ou de sa culture : pas d’éloge de la maternité comme tant d’autres, pas de conseil donnés pour faire d’elles des épouses complaisantes … pas de rejet de femmes qui menstruent et qui rendent les hommes impurs1 …. ni de critique de celles frivoles qui dépensent trop d’argent pour du parfum coûteux2.. encore moins de celles qui veulent faire valoir leurs droits auprès de juges récalcitrants3… et le top du top, pas de condamnation de celles prises en flagrant délit d’adultère4

Bref

En suivant Jésus et personne d’autre, les femmes se sauvent de tant de jugements rabaissants, d’injonctions mortifères et de rapports toxiques… retrouvant toute leur dignité

A elles de s’ emparer de cette liberté !

1Dans l’histoire de Jésus qui guérit la femme qui avait des pertes de sang, pour en apprécier sa valeur, il faut savoir que les femmes étaient considérées comme impures dans ces conditions et que tout homme la touchant devenait impur Mathieu 9 : 20-23 Considérer que la femme est impure quand elle a des pertes de sang n’est pas propre au judaïsme

2 Les disciples critiquent une femme qui déverse du parfum sur Jésus Jean 12: 2-8  mais il y en a d’autres versions dans les autres évangiles

3Pour inciter ses disciples à prier sans se décourager, Jésus raconte l’histoire d’une femme veuve qui importune un juge qui ne veut pas lui rendre justice Luc : 18 1-8

4L’histoire bien connue de Jésus qui n’accepte pas de lapider une femme accusée d’adultère : Jean 8 1-11

Attente

Le 25 octobre, Auvergne, 2025

Dehors, il pleut

Il commence à se faire tard,

la maison est chaude et silencieuse

les lits sont faits,

le garde-manger est plein

il n’y a plus qu’à attendre

tranquillement

***

Les visiteurs d’hier sont partis

D’autres arrivent aujourd’hui

Leur voyage s’avère long et fatigant

Surtout que cette fois-ci

il y a aussi des enfants

***

Moments de pause

avant

d’accueillir ces voyageurs épuisés

et certainement bruyants

Joie anticipée malgré tout

de les revoir bien vivants


Après il faudra courir et s’agiter

plus le temps de s’asseoir ni de rêvasser

Mais qui s’en plaindrait ?

Pas moi, assurément,

Non pas moi en aucun cas !

Intempéries

Intempéries

le 23 octobre, Auvergne, 2025

(Plein automne : quelle beauté ! Je ne cesse de m’émerveiller)

Intermittents

la pluie le soleil et le vent

se relaient

en ce jour de mauvais temps

***

l’horizon devant moi est un dégradé de couleurs

sans pourtant les rouges flamboyants d’autres contrées

mais qu’importe !

nul ne cherche à se faire remarquer

silencieux, les uns à côté des autres

il suffit de les regarder

***

Les feuillent virevoltent avant de tomber à terre

le vent froid me surprend en sortant

il est temps maintenant de sortir les gants

et ce dimanche, dit-on en hauts lieux

l’horloge recule d’une heure

à l’approche de l’hiver

***

Automne

tu peux rester aussi longtemps que tu veux

tu me réchauffes le cœur et me régale les yeux

mais tellement fluctuants sommes nous les humains

me lasserais-je de toi si tu restais trop longtemps ?

Soirée au coin du feu

Le 15 Octobre, Auvergne

Retrouver la maison froide et sombre

à la fin de la journée

quand la nuit commence à tomber

allumer le feu pour la réchauffer

préparer une soupe de légumes

à l’odeur appétissante pour la parfumer

***

Voir l’invitée du moment

plongée dans un livre passionnant

assise au coin du feu

silencieusement…

que demander de plus ?

***

Pour cette maison que tu m’as donnée

et pour tous ceux et celles qui y séjournent quelque temps

merci

mille fois