Le 14 octobre, 2019…la Virginie
Les nuits sont fraîches: on a allumé le poêle…les arbres commencent seulement à changer mais ils ne sont pas revêtus encore de leurs couleur éclatantes…le vert continue à dominer…cette semaine avec les nuits fraîches ils devraient vraiment changer, j’attends avec impatience …quoique le paysage orné d’arbres feuillus et de champs encore verts surtout dans cette région vallonnée continue à m’enchanter…pas de raison de ne pas en profiter et de ne pas s’en mettre plein la vue…
(Un chipmunk qu’est-ce que c’est en français? Il en a beaucoup dans le jardin…je trouve le mot tamia en français que je ne connaissais pas..ils sont tout petit et ressemblent un peu à des écureuils sauf que la queue n’est pas du tout la même)
Aujourd’ hui est jour férié: ” Columbus day” jour de la découverte de l’Amérique (el dia de la raza déjà mentionné) dont la date du 12 est reporté le lundi suivant… c’est un jour férié pour l’Etat fédéral mais il est reconnu dans l’État de la Virginie…. Belle journée ensoleillée après la brume matinale matinale le ciel est lumineux…
Ouf, je trouve un article dans le New York times qui fustige la grossièreté de Trump mais aussi le silence du parti républicain et liders religieux (blancs) là-dessus. https://www.nytimes.com/2019/10/13/opinion/trump-republicans.html ..Un article bienvenu mais écrit par un Afro-américain, montrant encore le racisme latent qui existe derrière les discours politiques des églises qui constitue un véritable scandale…car les institutions religieuses (évêque catholiques, organisation evangelitques) auraient dû monter au créneau pour dénoncer l’insulte…mais c’est le silence radar….
Aujourd’ hui c’était le faux discours de la reine d’ Angleterre avec toute sa pompe (faux car ce n’est qu’ un acte protocolaire le discours étant écrit par le chef du gouvernement britannique) mais qui ne peut pas cacher le désordre et le spectacle désolant d’ une démocratie en plein naufrage sujette à tous les aléas des courants populistes du jour … Pompe et circonstances, tout ce que l’on aime des britanniques mais qui cette fois-ci a l’air si futile….
Malgré tout,
Espérance est le mot du jour…
Plusieurs commentaires en ligne mettent ce mort à l’ honneur qui pourtant n’a pas grand chose à voir avec les textes d’évangile du jour, mais le message est tellement beau et encourageant en ce lundi matin que je le recopie ici…
“Gardons-nous de perdre tout espoir, mais évitons également de céder trop facilement à la nonchalance. (…) Le désespoir empêche celui qui est tombé de se relever, et la nonchalance fait chuter celui qui est debout. (…) Si la présomption nous précipite du haut des cieux, le désespoir nous précipite dans l’abîme infini du mal, alors qu’il suffit d’un peu d’espoir pour nous en arracher. (…) ” ( Saint Chrysostome)
Parle-moi
je ne vois pas Dieu,
c’est Dieu qui me voit
ici, assise sur cette chaise,
dans cette chambre, dans cette maison,
dans ce pays où je suis à présent
***
Personne d’autre ne me regarde
personne d’autre n’est là
personne
personne devant qui je doive m’expliquer
ou me justifier
personne que je doives instruire
ou avertir,
aucun membre de mes proches
ni de mes connaissances
***
Devant Toi
je n’ai rien à cacher,
ni à débattre
ni à défendre
seulement à me taire
alors parle-moi
je t’écouterai
Le Notre Père: unité a minima
le 20 mai 2026, Auvergne 2026
photo: ce matin à l’aube
Le “Notre Père“
C’est dommage que ce soit devenu une prière que l’on récite mais pas un enseignement que l’on médite pour le mettre en pratique…
On ressort toujours cette prière pour la réciter à l’unisson au moment des rencontres œcuméniques car c’est le seul texte liturgique sur lequel on s’entend : on le prononce alors haut et fort content de pouvoir dire ce texte consensuel qui nous donne l’illusion de l’unité.
Or l’unité des chrétiens, comme corps du Christ, elle est actée autre part : elle est dans ce moment où Jésus en partageant le pain et le vin scelle l’appartenance intime et profonde de tous ceux qui le suivent en prononçant les paroles étonnantes du « Prenez, mangez, ceci est mon corps. [….] Buvez-en tous car ceci est mon sang, ».
En demandant à ses disciples de répéter ses gestes et ses paroles à la fin d’un repas (en mémoire de moi) il pose un acte qui met au centre de la foi chrétienne le don de sa personne toute entière et pas de la nôtre. Ce n’est pas nous qui donnons quoi que ce soit, nous ne faisons que recevoir, : l’unité en Christ n’est pas à construire elle est une réalité actée et offerte par Jésus.
Mais voilà, ce rite du souvenir institué par Lui, au lieu d’être la reconnaissance de notre unité, c’est au contraire le lieu où l’on montre le plus notre désunion : on s’interdit d’y participer ensemble, sous prétexte que selon nos critères les autres, ceux qui n’appartiennent pas à notre communauté ne seraient pas dignes d’y prendre part.
(Du côté catholique, c’est l’adhérence au dogme de la transubstantation qui fait problème et du côté protestant et évangélique c’est plutôt l’admonition de Paul qui condamne « celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur»)
Bref, en tout cas, cette belle prière, même si elle est une unité a minima, commence au moins par la formule de l’inclusion par excellence…
Notre Père ( pas le mon père, adressé aux prêtres),
et le Qui êtes aux cieux, en rajoute, le mettant dans un lieu hors de notre portée, bien loin d’aucun de nos territoires,
( ni à Jérusalem ni à Paris ni à Washington)
Tant pis pour nous, qui voudrions nous l’approprier et le garder en exclusivité !
À la grâce de Dieu : voyage!
Photo: lever de soleil en Auvergne, le dimanche 10 mai
Mardi le 6 mai, 2026, banlieue de Washington,
Prête à partir
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Du smart phone
De l’iPad
Trousse de toilette rangée
Trench coat et foulard sur le dos de la chaise
Et bien sûr … passeport à portée de la main
Je suis sereine
car je sais que tout peut arriver et que je ne contrôle rien ….
Ni le décollage ni l’atterrissage,
Ni le passager dangereux qui a décidé de se faire sauter dans l’avion…
Ni la perte éventuelle de nos bagages
Ni les annulations et les retards de train
Rien, rien
* * *
Le 6-9 mai Paris,
Je n’ai pas pris le temps de goûter à Paris….
A peine un café sur une terrasse,
une promenade dans un parc,
une petite virée dans les entrailles du métro avec sa voix monocorde
(Attention fermeture des portes !)
Une ou deux conversations autour d’un repas
Des proches retrouvés à la gare de Bercy
Un ami du village qui nous attend à l’arrêt du train au milieu de la campagne
Et nous y voilà !
Bien arrivés
***
À tous ceux petits et grands
Anonymes ou familiers
Qui nous ont accompagnés tout au long du voyage
et à Toi aussi
Merci
Tout ce qui nous reste
le 30 avril 2026 La Virginie, les États Unis
( toujours aussi vert dehors)
La prière
Tout ce qui nous reste
quand tout semble perdu
et corrompu
quand les puissants triomphent
et se pavanent devant nous
quand la pestilence de leurs mensonges
empoisonne toute l’atmosphère
par delà les frontières
* * *
La prière
Tout ce qui nous reste
quand on se retrouve
tout au fond du gouffre
sans trouver la force
de remonter la pente raide
et escarpée
jusqu’au bout
* * *
La prière
tout ce qui nous reste
à nous
qui voyons les méchants
devenir
de plus en plus méchants
et les bons
de plus en plus impuissants
* * *
Priez nous a-t-Il assuré
Votre Père , qui Lui est juste et bon
Entend vos cris et voit
votre condition
Il ne tardera pas
à sauver
votre monde en perdition
* * *
Faut-il le croire
dit-Il la vérité
est-ce que c’est vraiment vrai ?
comment le savoir ?
* * *
Foi dans la prière
pour nous
ses enfants
les plus faibles d’entre les manants
est tout ce qui nous reste
comme rempart
contre le désespoir
Matin glorieux
le 28 avril 2026 Rockingham county Virginia, USA
Spectacle de lumière, ce matin offert par la grâce de Dieu
Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’oeuvre de ses mains [. . .]

Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit.
Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Dont le son ne soit point entendu:
Leur retentissement parcourt toute la terre, Leurs accents vont aux extrémités du monde, Où il a dressé une tente pour le soleil.
Et le soleil, semblable à un époux qui sort de sa chambre, S’élance dans la carrière avec la joie d’un héros;
Il se lève à une extrémité des cieux, Et achève sa course à l’autre extrémité: Rien ne se dérobe à sa chaleur.
Psaume 19
Et pour terminer, ce beau spectacle, un arc-en-ciel, la signature de Dieu

NB : photos prises par mon conjoint avec son commentaire en anglais : God put a light show on this morning and then he signed with his rain bow
Sur le départ
le 27 avril 2026, La Virginie
Les iris commencent à fleurir
et les boutons des pivoines sont prêts à éclore
( les verrais-je ouverts avant de partir?)
les roses par contre,
ne sont même pas visibles
( je les rate toujours ici car quand je reviens en hiver
elles sont toutes rabougries)
* * *
Cette fois-ci
Je partirai
du vert plein les yeux
d’arbres au pic de la frondaison
autour desquels
se dressent tremblantes et feuillues
des souches nouvelles
promesse
de futures saisons
* * *
Oui, je vais m’envoler
le coeur léger
car je dois avouer que même
après tant d’années
à faire et défaire mes bagages
la fibre voyageuse est toujours là,
bien vivace
au plus profond de moi!

P.S : À chantonner : « Dans tous les ciels de nos voyages,
Tu es là »
À prendre ou à laisser
7 avril 2026, la Virginie
Jean 8 : 51-59
(Ouf ! Il s ‘est calmé : le braillard de la Maison Blanche après des déclarations tellement excessives que ses fidèles les plus loyaux l’ont dénoncé ( mais pas tous) remettant en cause sa santé mentale, On peut imaginer que dans l’ombre beaucoup ont agi pour l’empêcher de déclencher l’Harmaguédon mais finalement comme Jésus l’a dit lui-même, seul le Père en connaît la date, même pas le fils.. Ça sera donc pour une autre fois…Ajoutons que depuis, il s’en est pris au pape, la saga continue)
Fin du chapitre 8 et de ce long échange de Jésus avec ses contradicteurs
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
***
J’avais découpé ce texte artificiellement car aller jusqu’au bout du chapitre aurait été trop long .. de toutes façons on sait que le découpage en chapitre est tardif donc artificiel par définition, ce qui fait que je n’ai pas besoin de me préoccuper ni de m’excuser ou me justifier, sauf que j’avais interrompu un échange qui se déroulait, il ne faut donc pas isoler ce texte de ce qui le précède
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Jésus a le don de faire de la surenchère au lieu d’apaiser ses interlocuteurs qui ici sont plutôt des détracteurs qu’autre chose: il sait très bien qu’ils allaient réagir car ils prendraient au pied de la lettre ce qu’il dit sachant qu’il devrait être évident que Jésus parle de mort spirituelle… mais il entretien l’ambiguïté au lieu au contraire de la dissiper
Et évidemment, la réaction ne se fait pas attendre..
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Tout est dit dans ce Pour qui te prends-tu ? La prétention de Jésus de pouvoir donner la vie éternelle pour ceux qui croient en lui est effectivement outrancière et d’une vantardise sans mesure et pourrait très bien être comprise comme le fait de quelqu’un qui est doté d’un ego surdimensionné ou d’un malade mental d’où l’allusion au démon.
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Pour répondre à cette critique acerbe, Jésus reprend le même argument qu’il invoque depuis le début de la conversation à savoir sa relation d’intimité avec le Dieu d’Abraham qu’il appelle son Père: il lui donne toujours la primauté et affirme ne jamais parler en son nom propre. Ce qui évidemment n’est pas vérifiable par ses interlocuteurs, car Dieu n’est pas là « en personne » pour donner son témoignage …
Jésus continue en disant que sa connaissance de Dieu est réelle, et plus que réelle, elle est vraie. Laissant de côté l’accusation d’être un orgueilleux, il se défend par contre d’être un menteur ayant auparavant accusé ses détracteurs d’être fils du démon qu’il a qualifié de, père du mensonge.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Jésus continue à en rajouter !
En faisant appel à Abraham, il retourne sur leur propre terrain, celui du début de cet échange, ou eux, ils se sont vantés d’en être des descendants et se situe bien au-dessus d’eux… mais il va très loin en affirmant que son existence précède celle d’Abraham en réponse à leur indignation devant sa prétention de le connaître.
Moi ( alors je ne connais pas le texte dans son origine) je n’y vois pas une déclaration de son égalité avec Dieu son père, mais certainement celle d’être un être divin : de toutes façons pour ceux qui l’écoutent à ce moment là, c’est une outrance sacrilège, voire un blasphème, une preuve qu’il a un démon ou qu’il est un fou furieux, ce qui reviendrait au même.
La réaction de ses interlocuteurs de vouloir lui jeter des pierres ici semble presque naturelle et ne signifie pas nécessairement qu’ils veulent le tuer : en tout cas le chasser de l’enceinte du temple et le faire taire…
* * *
Ce que j’en retiens
Tout au cours de ce long échange, j’ai voulu me concentrer sur la réaction des interlocuteurs de Jésus et leur argumentation pour essayer de mieux comprendre ce que disait Jésus de lui-même et reconnaître le bien fondé de leurs réactions. J’ai essayé de m’éloigner le plus possible de toute la polémique sur la trinité dont cette discussion deviendra par la suite un texte de référence majeur mais qui se déclenchera au moins un siècle plus tard…
Ici, les réponses que Jésus donne au questionnement de ses interlocuteurs, même à ceux qui ne lui sont pas hostiles, ne peut qu’augmenter leur perplexité. Il répète toujours et encore que Dieu est son Père et son témoin, (ce qui est invérifiable) et parle de sa dépendance totale de Lui, s’attribuant en même temps des pouvoirs démesurés. Il semble qu’il fasse exprès d’entretenir l’ambiguïté du sens des paroles qu’il prononce, (celui qui croit en moi ne mourra jamais ) et ainsi de brouiller les pistes sur sa personne, éloignant toute tentative rationnelle de compréhension insistant uniquement sur sa relation d’intimité étroite avec ce Père qu’il invoque constamment.
Et puis il s’étonne en disant mais vous ne comprenez pas ?
Eh bien non, ce n’est toujours pas facile à comprendre après deux mille ans et à la fin de cet épisode, pour moi, le mystère de la relation Père fils reste tout entier : elle est inclassable. C’est pour cela que j’adhère à cette déclaration de foi toute simple des deux premières lignes du credo/symbole des apôtres qui l’énonce telle quelle sans la définir :
« je crois en Dieu père tout puissant créateur du ciel et de la terre,
et aussi « je crois en Jésus Christ, son fils unique, notre Seigneur…
Cette relation unique, Jésus lui la proclame clairement maintes fois comme un fait avéré et évident, se refusant à toute autre élaboration : c’est à prendre ou à laisser semble -t-il dire à ses interlocuteurs encore aujourd’hui !

Sur le seuil de ma porte… la beauté des arbres reverdis
Étonnement
le 15 avril, la Virginie
Comment peut-il faire aussi beau dehors ?
Comment les arbres peuvent-ils être aussi verts
et le ciel aussi bleu ?
***
Je m’étonne
après ce long hiver
de la splendeur
et de la douceur
du printemps
***
j’en reste coi
je n’en reviens toujours pas !
Samedi
Samedi 11 avril 2026 , la Virginie
A la fin d’une semaine mouvementée où beaucoup ont cru voir l’apocalypse se déclencher,
et loin des vociférations du locataire de la Maison Blanche
Les vide-greniers de toute sortes ont fait leur réapparition !
De l’autre côté de la barrière qui nous sépare de la propriété d’une petite église , sur une table de pique-nique on trouve de tout : vêtements, nourriture, déco, confitures, bijoux fait maison, hot dogs grillés à 2 dollars avec en prime, une sauce barbecue bœuf haricots … et comme c’est une vente pour renflouer les caisses de la banque alimentaire locale, les prix sont bas et on peut s’en donner à cœur joie.
Avant de m’approcher j’entends déjà les rires des bénévoles qui ont l’air de bien s’amuser… pas beaucoup de clients pour l’instant mais qu’importe, on est là pour passer un bon moment ensemble ; mieux que devant les écrans…
Les branches des arbres sont maintenant mi-figue mi-raisin : il reste quelques belles fleurs mais les feuilles vertes ont commencé à prendre leur relais,
et puis hier soir, on a eu le droit à un coucher du soleil, d’un rouge sang que je n’avais jamais vu auparavant tellement il était vif !
(malheureusement les photos n’ont pas rendu car c’est le cercle autour du soleil qui apparaît rouge mais pas le soleil lui-même ! j’imagine qu’avec un appareil professionnel ça aurait été mieux)

le printemps fera bientôt place à l’été
La vie continue,
malgré tout
même si elle est éphémère
et pas seulement pour ceux qui habitent au milieu du tumulte de la guerre
pour chacun de nous
aussi
Transmission
le 5 avril 2026, la Virginie
Vous avez le droit de ne pas y croire
Mais nous si,
nous y croyons
et avant nous, nos parents et nos grands parents
et nos arrière arrière grands parents
et avant eux
leurs aïeux et leurs bisaïeux
jusqu’à en arriver à ce temps lointain
très lointain
au bord du Jourdain
où des gens ordinaires ont raconté
qu’ils avaient vu
Jésus
vivant
après sa mort et son ensevelissement
* * *
alors
ils l’ont raconté
à tous ceux qu’ils ont rencontré
qui à leur tour l’ont répété
à leurs enfants
et leurs petits enfants
et leurs arrière arrière petits enfants
et ainsi de suite
tant et si bien
qu’ aujourd’hui
on est des billions
à célébrer l’événement inédit et béni
* * *
oh bien sûr
il y a toujours eu
même parmi nous
à chaque génération
des sceptiques et des moqueurs
comme d’ailleurs
il y en a eu
à la première heure
à la deuxième et à la troisième
et comme il y en aura encore
à la dernière
* * *
Mais aujourd’hui c’est Pâques
alors chantons, dansons
nous qui y croyons
et comme dans la chanson
« Entrez dans la danse voyez comme on danse »
invitons les
et qui sait
peut-être que
quelques bougons et grognons
auront envie de nous joindre
à la célébration
de la Résurrection
