Le 10 novembre ,Paris,
en route vers les USA
J aime Paris
Malgré tous ces logos sur les articles souvenirs qui proclament leur amour avec un cœur disproportionné et un légende écrite en anglais affublée bien souvent d’une Tour Eiffel ou d’un autre monument emblématique selon le quartier où on l’achète
Je m’étonne quand j’y reviens à quel point certains quartiers me sont familiers: je me souviens d’avoir marché dans telle rue, ou traversé telle autre , d’avoir tourné là à droite puis à gauche et de m’être assise sur ce banc après une longue marche fatigante ….
Et comme on est au mois de novembre je me souviens aussi du froid ressenti en me promenant au bord de la Seine…
Et puis dans toutes ces grandes églises quelque soit leur nom ou leur renommée que l on vient visiter pour admirer leurs vitraux ou leur architecture, pour moi, c’est le plaisir simple d’y entrer et de m’y asseoir dans le silence et souvent l’obscurité pour un moment de prière, de recueillement et de solitude.
Et je ne sais pourquoi, peut-être parce que je viens d’un lieu isolé ,voir tous ces gens qui défilent sur les trottoirs totalement indifférents à ma présence , éveille ma curiosité et m’interroge sur quelle peut-être leur vie, leurs secrets et leur destin et me conduit inévitablement à me demander quel regard peut bien poser Dieu sur tout ce monde qui grouille et s`agite sur cette planète que Lui, a imaginée et conçue.
Et bien sûr je serais malhonnête si je ne mentionnais pas que j’aime regarder toutes ces boutiques qui bordent la rue surtout celles, qui ont leurs étalages sur le trottoir et offrent des vêtements à des prix alléchants…
(Les grands magasins, j’y entre pour me régaler les yeux et surtout me scandaliser de la cherté des prix.. mais j’en ressors toujours un peu déçue et désabusée… Rassurée de savoir que si je n’ai pas cette vie là, je ne la désire pas non plus…)
Maintenant j’ai une carte pour entrer dans le métro , plus de tickets que l’on retrouve dans ses fonds de poche se demandant s’ils ont déjà été utilisés … par contre, ce qui ne change pas malgré la modernisation ce sont les escaliers toujours aussi raides à grimper et quand on arrive avec une valise, on trouve immanquablement la mention hors service en bas d’un escalier roulant…
Je pense souvent que ce serait peut-être mieux de sauter cette étape qui nous oblige à squatter chez les uns et chez les autres, rouvrir et refaire les valises, même si l’accueil chaleureux est toujours sincère…mais finalement, l’effort initial est largement récompensé car non seulement revoir Paris est une joie mais aussi partager des moments de vie avec ceux avec lesquels on a tissé des liens pendant des années :
le jeu en vaut la chandelle disait-on autrefois…