le 22 septembre 2025, Auvergne
L’automne est arrivé,
pile poil le 21 septembre,
avec des pluies diluviennes
toute la journée
et voilà, maintenant
on y est vraiment !
Vive l’automne!
Partager en français et quelquefois en anglais en toute simplicité
le 22 septembre 2025, Auvergne
L’automne est arrivé,
pile poil le 21 septembre,
avec des pluies diluviennes
toute la journée
et voilà, maintenant
on y est vraiment !
Vive l’automne!
20 septembre 2025, Auvergne
Dieu est compréhensible
Ou plutôt il est compréhensible qu’il soit incompréhensible
Et d une certaine manière l’univers aussi est incompréhensible malgré ce que veulent nous faire croire certains scientifiques …. descriptible, certainement mais qui peut comprendre ce que signifie 14 milliards d’années peu ou prou? Qui peut vraiment imaginer un tel chiffre autre que de le penser comme virtuel, irréel, détaché de toute réalité concrète, nous qui avons du mal à nous imaginer exister au-delà de 100 ans?
C’est un peu comme la notion d’éternité que l’on attribuait seulement à Dieu et que l’ on avait peine à concevoir, alors on la rejetait dans le domaine de l’imaginaire religieux superstitieux, a-scientifique ou anti scientifique …Mais maintenant qu’on a découvert qu’on a un univers qui flirte avec l’éternel… on a de quoi remettre en question les certitudes…
Face à ces deux colosses, en tout cas, l’être humain lui, devrait être compréhensible mais pas du tout …justement la notion même d’éternité qui existe en nous, notre sentiment profond d’exister indéfiniment, a de quoi laisser perplexe.
Quand on est en vie, on est habité complètement par une impression qui n’admet d’autre réalité qu’elle -même, celle d’ être là : la conscience d’une fin possible y est totalement absente. Pourtant, on sait très bien qu’on est mortel: il suffit de regarder autour de soi pour le voir sans mentionner notre corps qui lui porte les traces de son usure, jour après jour.
Et puis, il y a aussi notre méchanceté, notre capacité à causer la souffrance d’autrui, ça aussi est incompréhensible : tous les anthropologues et philosophes se sont attelés à la question de l’origine de la violence et du meurtre sans trouver de réponse satisfaisante. Bien sûr tout le monde comprend la question de la survie et quand les ressources matérielles deviennent limitées, on vole, on tue ,on recourt à tous les moyens, pour subvenir à ses besoins autant que à ceux de son groupe: l’égoïsme ça se comprend mais ça n’explique pas la cruauté, la haine, la volonté de dominer, d’écraser les autres, de vouloir tout accaparer, la soif insatiable de la richesse et du pouvoir … Il y a un moment donné où l’on ne peut plus trouver d’excuse aux excès du genre humain, même le besoin de vengeance a ses limites.
L’énigme du mal reste entier, le mal qui existe en nous, celui sur lequel on a prise, celui dont nous sommes les auteurs: rejeter le problème sur un Dieu qui serait cruel ( comme le font beaucoup d’agnostiques ou d’athées qui justifient leur rejet de Dieu sur l’existence du mal) n’ est pas une solution valable, seulement une excuse de plus pour ne pas faire face à nos responsabilités et manquements, nous qui appartenons à la même famille humaine.
Comme toujours pas de réponse scientifique aux questions les plus profondes de notre genre humain…On est obligé d’ en revenir au b-a-ba, aux balbutiements des débuts, : le sacré, le fait religieux.
Chassez le naturel, il revient au galop disait Montaigne …
Pas étonnant donc ce regain du religieux chez la nouvelle génération qui après plus de 20 ou 30 ans de disette, se manifeste à tous les niveaux…
(En tout cas, moi ça me réjouit!)
P.S : ça ne résout pas pour autant l’énigme de l’ humain mais on sait au moins où se tourner pour trouver des réponses, ou même poser les bonnes questions.
Psaume 6
Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.…
Le 13 septembre, Auvergne
le ciel est gris,
on dirait qu’il va pleuvoir
les nuages sont bas
mais il ne pleut pas
j’ai mis un pull
pour ne pas avoir froid
* * *
j’ai laissé au loin le bruit et l’agitation des dernières informations
pour me blottir dans le calme de cet après.midi
je contemple la crête des montagnes à l’horizon
les arbres immobiles et silencieux
qui se tiennent droits et confiants
indifférents,
à l’hiver qui avance à grand pas
* * *
Entre la canicule et le froid mordant,
le répit bienvenu de ce temps gris
qui s’est invité
inattendu
au milieu des cris et des propos outranciers
des vendeurs d’intolérance…
* * *
Pour ce temps gris
fortuit
en ce samedi paisible,
A Toi,
Merci !
le 5 septembre 2025, Auvergne
(on est parti en été on est revenu en automne)
l’arrière-saison
c’est comme un deuxième printemps
les roses ont refleuri
l’herbe verte qui semblaient disparue
a commencé à repousser
on ne craint plus la chaleur oppressante du milieu de la journée
ni les insectes bourdonnant pénétrant dans la maison ..
Même si les feuilles des arbres commencent à rougir
ça ne sent pas encore l’hiver
pas besoin d’allumer le poêle ni de sortir les pulls chauds
* * *
par contre,
je me rends compte
que les oiseaux sont devenus silencieux
ils ne virevoltent plus en piaillant dans ma cour autour de leur nid
seraient- ils déjà partis ?
* * *
PS : hier soir le thermomètre est descendu au-dessous des 10 degrés…
ils ne s’y sont pas trompés, les oiseaux
quand ils ont décidé de partir,
ils ont bien eu raison
cette arrière saison…
ce n’est pas un second printemps, mais un prélude à l’hiver qui vient
Alors en attendant,
Profitons de la douceur de ses dernières journées ensoleillées
avant de nous emmitoufler….
Le 29 août 2025, Bruxelles
Moments de grâce
Ça n’avait pourtant pas très bien commencé quand on est arrivé et l’idée d’avoir à gérer toute une semaine des enfants ( le plus jeune étant un peu turbulent) au moment de la rentrée des classes n’était pas particulièrement rassurant….
Tout semblait devoir être une série d’obstacles à surmonter: l’arrivée à l’heure à l’école, la préparation des cartables avec de la nourriture appropriée incluse, et bien sûr les levers et les couchers…avec tous leurs rituels incontournables du bain ou de la douche, du brossage des dents, des vêtements à choisir et des tactiques multiples pour reculer le moment de dormir ou de se lever….
Mais voilà, c’était sans compter sur la grâce de Dieu,
Alors, c’est la main dans la main tranquillement qu’ils sont allés et venus….
finalement bien heureux de revoir leurs copains et copines
N.B. La grâce de Dieu, c’était aussi de voir ce défilé d’enfants de toutes origines se serrer dans les bras, s’embrasser, et se mettre à parler ou à jouer, indifférents à leurs différences…et de voir le regard attendri ou inquiet des parents qui les accompagnaient, tous différents mais aussi tous semblables…
Surtout quand on sait, qu’autre part, certains d’entre eux n’ont de cesse que de se taper dessus!
Moments de prière aussi pour ces enfants abattus à la rentrée des classes aux USA et pour tant d’autres dans les zones de guerres perpétuelles
Le 22 août en route pour Bruxelles
Sur le seuil de leur vie d’adulte
Ceux qui sont venus chez nous, ils étaient …
Tellement ouverts, tellement curieux, tellement enthousiastes, plein de rêves et de projets pour l’avenir,
Que je ne peux m’empêcher de me demander dans ce monde chaotique qui est le nôtre…
(Mais aussi, bien élevés, respectueux, attentifs …faut dire qu’on avait dû leur faire la leçon avant qu’ils viennent )
Que leur adviendra-t-il? A quel évènements catastrophiques mondiaux ou nationaux auront-ils à faire face, à quelles tragédies personnelles ( il y en a toujours) mais aussi quelles joies seront les leurs, quels triomphes, quelles réussites ( pour quoi être toujours pessimiste) Verront-ils les enfants de leurs enfants, eux qui aujourd’hui sont les enfants de nos enfants?
Et surtout ce que je me demande, quels choix feront-ils ? Non seulement professionnellement, mais aussi moralement …
Quand ils seront confrontés au mal ou à l’injustice, de quel côté iront-ils? Défendront-ils le faible contre le fort ou resteront-ils silencieux apeurés, indifférents ou encore s’allieront-ils avec le puissant pour être du côté des gagnants et satisfaire leurs ambitions personnelles ou un désir de puissance caché?
Aujourd’hui ils ont des bonnes intentions et des idées pleines de tolérance envers leurs semblables mais rencontreront-ils sur leur chemin des personnes qui pourraient les convaincre de partir en guerre d’ une manière ou d’une autre contre leurs semblables sous prétexte justement qu’ils ne seraient pas vraiment “leurs semblables”…
En tout cas…
que Dieu les garde, qu’il les protège et qu’ils puissent un jour être comptés parmi les justes…
C’est mon désir et ma prière pour eux et tous ceux de leur génération
Le 18 août, 2025, Auvergne
Le 15 août,
En plein milieu de la canicule
Tout à coup
j’ai senti un fond de fraîcheur
en dessous
de l’oppression accablante
de la chaleur
alors je me suis dit
la terre a dû tourner…
l’automne délaissé
est arrivé
le 14 août, Auvergne
Au lendemain du séjour de l’un d’entre eux
Il y a les enfants parfaits… enfin parfaits, ça veut dire qui ne crient pas se tiennent bien à table, sont polis et ont des bonnes notes en classe..
il y a des enfants turbulents ( en général des garçons) mais que si on crie un bon coup… ils rentrent dans les rangs…sans trop de problèmes
et puis il y a des enfants différents….
Ceux qui malheureusement d’une certaine manière, n’en ont pas l’air…
* * *
Il y a aujourd’hui toute sorte d’étiquettes qu’on leur donne, selon les pays et les écoles de psychopédagogie où les professionnels spécialistes des troubles de l’apprentissage ou de l’enfance sont formés…
mais le plus difficile à cerner ce sont les causes de ces troubles…
Ce qui fait que…
c’est bien souvent les parents qui sont jugés coupables par d’autres parents-amateurs qui ont la chance d’avoir un enfant dans la première catégorie, et qui s’estiment donc bien au-dessus de ceux-là…
et il faudrait ajouter que des deux parents c’est en général la mère que l’on blâme le plus,
(mais grâce aux cris des féministes, au moins, on mentionne maintenant, le père, absent ou pas)
et dans bien des cas, on remonte l’arbre généalogique pour trouver les aïeux coupables,
qui comme par hasard, sont ceux de la famille de l’autre…
Bref…
Toujours est-il qu’au quotidien, on oscille entre sévérité et compréhension mais on finit toujours à un moment donné par perdre patience et s’arracher les cheveux en se disant : qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour avoir un enfant pareil…
C’est pourquoi devant un enfant né aveugle, des gens biens qui eux n’ont pas d’enfant aveugle, posent cette question à Jésus pour remettre en cause ceux qui ont des enfants différents des leurs..
« Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle? »
Comme toujours, la réponse de Jésus est totalement inattendue car elle est centrée sur le besoin d’aider la personne affectée qu’il finira par guérir et non de chercher quelqu’un à accuser et à blâmer …
« ni l’un, ni les autres ! » dit-il
D’un coup, il balaie tous les jugements et les accusations de gens malveillants et réhabilite les parents qui souffrent de l’handicap de leur enfant se rejetant la faute mutuellement,
Mais ce qui est encore plus étonnant encore, c’est l’explication que Jésus en donne.
« mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui »
De quoi être surpris
L’handicap d’un enfant, quel qu’il soit n’est pas une punition ni une malédiction.. mais l’occasion d’une révélation des « œuvres de Dieu » en lui….
Un soulagement certainement
une promesse pleine d’espérance indubitablement
mais pas du tout évident au quotidien
les jours où l’on n’en peut plus …
***
Seigneur, aie pitié des parents qui élèvent des enfants
différents
Manifeste toi
au milieu de leur désarroi
Coup de mou
Le 6 août, 2025, Auvergne
Quelle expression !
Pourtant c’est ce qui m’est arrivé hier
Comment l’expliquer ? comment le définir ?
***
Déception,
celle d’être ici et pas ailleurs
où l’on préférerait être
où ce serait mieux
au milieu de ceux
qui s’amusent là-bas
sans nous…
***
Qu’ils s’amusent, passe !
mais c’est le « sans nous » qui fait problème
on aimerait être de la partie
même si c’est de notre propre gré
pour une raison déjà oubliée
qu’on est resté à la maison,
***
Du coup on ne voit plus
la beauté autour de nous,
on n’entend plus
l’harmonie des sons diffus
on a beau se secouer ou se raisonner
on n’entend
que les rires joyeux des absents
qui retentissent là-bas au loin
“sans nous”
***
Alors
on se met à se lamenter sur son sort,
(qui pourtant n’est pas tragique du tout)
sur son isolement voulu ou forcé
sur sa mise de côté réelle ou imaginaire
on s’enveloppe chaudement dans une victimisation réconfortante
pour se consoler et aussi il faut l’avouer
se faire plaisir…
***
Ça doit être ça qu’on appelle
un coup de mou !
P. S : Ça y est, aujourd’hui le coup de mou est passé, heureusement !
Il m’a retiré […] Du fond de la boue; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, ps. 82
P.S 2. Je vérifie l’origine de l’expression : ah, ça vient de l’adjectif mou/molle …je n’y avais pas pensé,