Voir ou ne pas voir…telle est la question

le 16 juillet 2026, Auvergne …

(la photo est du matin du 11 juillet en Haute Loire)

La France a perdu… et on n’ira pas en finale de la coupe du monde…déception…je dois avouer que malgré tous mes grands airs, et mes élucubrations spirituelles de toute sorte … j’aime que mon équipe gagne mais surtout je déteste qu’elle perde !

On en arrive maintenant à la fin de ce long épisode sur la guérison de l’aveugle-né où ce dernier après avoir été injurié par les autorités religieuses, se retrouve face à face avec ce Jésus qu’il connaît à peine mais qui l’a guéri.

Épilogue

Jean 9 : 35-41

Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé; et, l’ayant rencontré, il lui dit: Crois-tu au Fils de l’homme?

Il répondit: Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?

Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui.

 Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.

J’ai d’abord été surprise que certaines traductions disent « fils de Dieu » et d’autres « fils de l’homme » car la différence ne me semblait pas anodine. Comme il arrive souvent, j’ai découvert que c’était dû au fait qu’il y avait des variations dans les manuscrits de ce texte : je suppose que les traducteurs ont choisi la variation qui appuyaient le mieux leur vision théologique de l’identité de Jésus mais aussi que ça dépendait de l’âge de la traduction…

Tous cependant s’accordent sur le fait que le terme utilisé ici est celui que l’on trouve dans la vision du prophète Daniel  et qu’il y faisait référence:

« Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme »

C’est bien sûr la figure du Messie qui y est décrite : donc pour faire simple ce que Jésus lui demandait c’était s’il croyait au Messie, cette figure à dimension divine qui devait venir et à qui selon ce même texte :

« Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite »

Il est donc tout naturel qu’entendant cela, il se prosterne devant lui

Mais dans cet échange, peut-être le plus surprenant est que Jésus ait affirmé que que c’était lui le Messie ce qu’il ne fait pratiquement jamais directement : il se révèle uniquement de cette manière dans son dialogue avec la Samaritaine.

Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

On retourne maintenant au motif de la lumière et de l’aveuglement au sens spirituel du terme… et offrant un contraste avec cet aveugle qui maintenant peut voir, apparaissent de nouveau des pharisiens qui se trouvaient là ( pas ceux qui avaient interpellé l’aveugle né et l’avait chassé et injurié) et qui se sentent visés par cette critique d’aveuglement de la part de Jésus. Cependant, il va plus loin en les accusant finalement de voir mais de ne pas croire.

Croire savoir est pire que ne pas croire du tout : alors qu’ils ont devant eux la personne de Jésus ils ne peuvent ni croire ni voir qui il est vraiment. Leur réaction face à ses faits et gestes, révèle ce qu’il y au plus profond d’eux-mêmes.

Ce que j’en retiens

J’aime beaucoup cet échange entre Jésus et cet ancien handicapé car il me semble que c’est une relation de tu à tu qui est décrite, une vraie conversation à cœur ouvert, comme si Jésus avait découvert en son interlocuteur quelqu’un qui peut le comprendre et avec lequel il sent une telle confiance qu’il peut lui révéler qui il est vraiment sachant qu’il sera bien accueilli.

Je ne peux m’empêcher de penser à cette béatitude prononcée par Jésus lui-même « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu » et effectivement Dieu s’est révélé à lui en Jésus-Christ, car il avait le cœur pur.

Quant aux autres, ces discutailleurs éternels, ils ne peuvent pas voir Dieu en Jésus, pas parce- qu’ils sont pharisiens, mais parce qu’ils n’ont pas le cœur pur.

On connaît tous le proverbe : il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ou plutôt, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

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