Pas de compromis possible

le 20 juin 2026, Auvergne

 « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre”

* * *

Servir ( pas avoir) deux maîtres est impossible,

C’est clair et net

pas de solution intermédiaire

Pas de ,

un jour l’un et le lendemain l’autre

Pas de,

après tout, tant que je ne fais de mal à personne

Car à un moment donné confronté à la réalité, on ne peut pas éviter de choisir entre ce qui compte vraiment et ce qui compte moins et qui finit par être ce qui ne compte pas du tout…

* * *

« La bourse ou la vie ? »  demande le bandit des grands chemins au passant

Beaucoup choisissent la bourse et perdent la vie

( d’ailleurs le conseil des forces de sécurité est de donner ce qui nous est demandé pour qu’un vol ne devienne pas un meurtre )

Jésus nous donne comme exemple Dieu et l’argent mais il y a d’autres binômes moins évidents qui pourtant sont mis au même rang d’importance.

« Dieu ou Roi ?» « Dieu ou Patrie ? » « Dieu ou supérieur hiérarchique » ?

On nous fait croire qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre les deux, que servir l’un, c’est servir l’autre, qu’on n’a pas à choisir, que l’on peut servir les deux à la fois !

La théologie de la prospérité tout autant que celle du nationalisme chrétien !

Mais c’est celle du devoir de désobéissance civile qui est inscrite dans cette radicalité que Jésus demande à ses disciples…

(En regardant le spectacle désolant des homme politiques qui disent défendre la foi chrétienne mais cherchent le pouvoir avant tout, l’illusion du compromis est complètement battu en brèche…)

* * *

Dieu ou l’argent ?

Dit comme cela, la réponse semble évidente : Dieu bien sûr !

Alors Jésus qui part toujours en guerre contre les hypocrites, ne nous laisse pas nous leurrer sur les vrais choix que l’on fait en pointant du doigt le fait même que l’on passe son temps à se préoccuper pour ses besoins matériels…

« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
et le corps plus que les vêtements ? »

Et du coup, on est tous concernés…

Pourtant, contrairement, à ce à quoi on pourrait s’attendre, il ne nous propose pas une éthique de renoncement, ni une vie d’ascète, il reconnaît la validité de nos nécessités matérielles :

« Ne vous faites donc pas tant de souci [. . .] Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

 Choisir Dieu n’est pas une fonction de l’intellect, ni un culte rendu une fois par semaine entre les 4 murs d’une église ou d’une synagogue, choisir Dieu s’inscrit dans le réel et le quotidien et engage toute notre vie.

Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît »

Le remède n’est pas la culpabilité stérile, ni une spiritualité sophistiquée comme on aurait pu s’y attendre mais la confiance en Dieu !

Car après tout

Qui peut mieux nous libérer de la peur du lendemain ?

Qui peut mieux nous assurer de pourvoir à tous nos besoins aujourd’hui et pour toujours?

Dieu ou l’argent ?

P.S : pour lire tout le passage (Mt 6, 24-34)

Leave a comment