( illustration de Salvador Dali
États Unis, la Virginie le 22 janvier
Le temps passe…
L’horloge sonne…
( en fait , elle ne sonne plus du tout depuis longtemps, sauf qu’au milieu de la nuit tout à coup elle s’est mise à sonner et n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter…. J’ai commencé à compter et puis quand j’ai vu qu’elle continuait coup après coup j’y ai renoncé… jusqu’à ce que finalement elle s’arrête toute seule sans que j’aie besoin de me lever…
Évidemment je me suis demandée s’il y avait une signification particulière car dans tous les films quand la grande horloge se met à sonner au milieu de la nuit…on peut s’attendre à une mort dans la foulée… mais comme je suis encore en vie
Peut-être que c’était un message de l’au-delà annonçant une nouvelle ère plus faste ou au contraire le début du compte à rebours de l’apocalypse… mais comme j’avais vraiment envie de dormir, j’ai décidé de remettre la tête sur l’oreiller et d’attendre le lendemain pour me poser des questions plus philosophiques … )
Le 23 aujourd’hui : Presque la fin du mois de janvier et je n’ai même pas fait des résolutions pour la nouvelle année, alors que d’autres ont déjà abandonné les leurs !
Faut dire que j’ai été coupée dans mon élan par une mauvaise grippe et je n’arrive pas à retrouver l’énergie d’avant…je me crois repartie et patatras je retombe dedans…
Dehors, lui le monde n’attend pas, il continue sa course folle.. et toujours le même hurluberlu entre les puissants pique des crises quasi journalières pour capturer notre attention et fait des shows d’autoritarisme de plus en plus ubuesques devant les écrans du monde entier jusqu’à ce qu après avoir tenu le monde en haleine, finalement il dise… poisson d’avril et la tension retombe (ouf) jusqu’à la prochaine tempête… ?
Tempête sous un crâne ?
( je me mets à relire le premier chapitre des Misérables de Victor Hugo que je trouve très pertinente)
A propos de tempête, on nous annonce une vraie tempête arctique ( on n’est pourtant pas dans le Groenland… ni non plus en Islande d’ailleurs) avec des températures glaciales et des quantités impressionnantes de chutes de neige : depuis quelques jours conseils et recommandations se multiplient sur tous les médias pour nous préparer à la catastrophe du siècle…
mais moi je me méfie de ces annonces…car en Virginie, les grosses tempêtes de neige on en n’en a pas vraiment et en plus au nord, ils sont habitués à ces blizzards dont les images traversent le monde entier, effrayant et fascinant à la fois ceux qui sont assis bien au chaud chez eux et vivent dans des régions plus tempérées….
Faut dire qu’avec notre poêle à bois, je ne crains même pas les coupures d’électricité alors ce n’est peut être pas gentil de me moquer des autres pour qui ce sera une vraie galère quand même d’aller travailler comme les soignants aux urgences dans les hôpitaux et ceux qui auront à dépanner les accidentés sur la route…
Toujours est- il que demain tous les magasins seront pleins et je crains que les étalages d’objets roses bonbon de boites de chocolat en forme de cœur que j’ai aperçus l’autre jour passeront plutôt…. inaperçus…
Oui, ici, pas de chandeleur, alors on enchaîne aussitôt avec la St Valentin qui arrive le 14 février…
(A pardon, avant la St Valentin, il y a le superbbowl : la finale du football américain, le 8 février pour lequel on vend tout ce qu’il faut pour contribuer au problème d’obésité aux États Unis… à consommer sans modération en regardant le match)
je me demande, si c’est trop tard maintenant pour prendre des résolutions pour le nouvel an…?
surtout si on va tous disparaître enterrés sous des montagnes de neige le week-end prochain
Alors
pourquoi ne pas remettre à demain ce que l’on pourrait faire le jour même ?
***
P.S Je relis avec ces lignes de Victor Hugo dans les Misérables dans le chapitre intitulé : tempête sous un crâne
« Il n’existe rien de plus terrifiant que cette sorte de contemplation L’œil de l’esprit ne peut trouver nulle part plus d’éblouissements ni plus de ténèbres que dans l’homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie[ …] Il
La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte ; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions. [ …] Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie ! «
On se demande tous ce qui peut bien se passer dans le crâne de cet homme insensé et braillard… peut être est-ce simplement de la sénilité ?